Le Coin de l'Information

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Archive for the ‘Irradiation’


Solaire : quand on veut, on peut !

Le Japon

a installé 4580 MW de solaire

photovoltaïque en huit mois

(l’équivalent de 3 centrales nucléaires EPR)

 

Publié par Objectif Terre, le 14 Mars 2014, à 11 H 00

Selon les données révélées par le METI, le ministère japonais de l’économie du commerce et de l’industrie, 4580 MW de nouvelles capacités PV ont été installées  entre avril et novembre 2013. Un chiffre 7 fois et demi supérieur aux  613 MW mis en place en France durant les 12 mois de l’année 2013.

La part des nouvelles centrales au sol et des installations sur bâtiments commerciaux est de 3632 MW et constitue donc l’essentiel des nouvelles capacités. Les 20% restants (953 MW) ont été installés au niveau des maisons individuelles.

La puissance PV cumulée japonaise atteint à présent 11858 MW. Fin novembre 2013 la puissance cumulée de l’hydroélectricité était de 9605 MW, celle de l’éolien de 2672 GW, celle de la biomasse de 2418 MW et celle de la géothermie de 501 MW.

Le solaire PV est donc à présent la première des énergies renouvelables nippone, et celle qui se déploie le plus vite. L’introduction par le gouvernement en juillet 2012 d’un dispositif encourageant le solaire PV a donc eu des résultats très positifs concluent les auteurs du rapport du METI.

De grandes  entreprises sont entrées sur le marché solaire japonais, installant rapidement de grandes centrales au sol. Et la dynamique n’est pas prête de s’arrêter. En effet 53 grands projets de centrales étaient en cours en janvier 2014, d’au moins 20 MW chacune,  selon Izumi Kaizuka de RTS Corporation dont les propos ont été rapportés par PV Magazine.

Selon les experts de la Deutsche Bank le Japon va installer entre 6000 et 7000 MW de solaire PV durant la seule année 2014. En termes de production électrique, c’est donc au total l’équivalent d’environ deux centrales nucléaire EPR qui a été installé durant les deux années 2013 et 2014 au pays du soleil levant. Soit environ un EPR par an. Et plus de 7 centrales nucléaires EPR en termes de puissance installée.  Le chantier solaire japonais est bien plus rapide que celui du réacteur EPR de Flamanville en France.

Le coût de production (LCOE) du kWh solaire PV est aujourd’hui compris entre 8 et 14 centimes selon l’Institut Fraunhofer. EDF demande au Royaume-Uni un tarif d’achat de 10,9 centimes le kWh pour ses projets de centrales nucléaires.

Olivier Daniélo

Le Nucléaire est bien plus cher qu’on ne nous l’affirme depuis toujours

Observatoire du nucléaire

Non, la France n’a absolument pas
« l’électricité la moins chère d’Europe« 

En ces temps de catastrophe nucléaire au Japon, les promoteurs de l’atome ne cessent de répéter que, « grâce au nucléaire », la France bénéficierait des tarifs d’électricité « les plus bas d’Europe », voire du monde !

D’abord, on ne voit pas en quoi cela justifierait de vivre avec la perspective d’une catastrophe similaire ou pire que celle en cours à Fukushima. Mais, surtout, cette affirmation est totalement fausse. Il suffit pour s’en convaincre de se reporter aux chiffres officiels publiés par l’Union européenne. Voici les données consultables, portant sur 2007 (qui ne tiennent donc pas compte du fait que, depuis, EDF a entammé une poltique de fortes augmentations du prix de l’électricité vendu en France) :

prix-electricite-UE-2007

Cf : http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_OFFPUB/KS-SF-07-080/FR/KS-SF-07-080-FR.PDF , page 3)

On constate que, dans 12 pays de l’Union européenne, les ménages paient moins cher qu’en France. Dans deux pays, le tarif est comparable, et dans quatorze pays, il est plus élevé qu’en France. Les tarifs en France sont donc à peu près dans la moyenne. La France est en dessous de la moyenne de l’UE car certains pays comme le Danemark ont choisi de taxer très fortement l’électricité pour éliminer les gaspillages (ce qui n’empêche pas de mettre en place des tarifs sociaux pour la consommation de base des ménages modestes).

Les tarifs étaient plus avantageux en France pour les entreprises (cf bas de la page 3) mais, depuis, de fortes augmentations ont eu lieu. Qui plus est, EDF a annoncé de très fortes augmentations (au moins 30% !) tant pour les ménages que les entreprises, et ce pour financer la prolongation de la durée de vie des réacteurs nucléaires.

Il est donc temps que les citoyens de France comprennent qu’ils sont abusés depuis des années par une communication trompeuse : non, la France n’a pas les tarifs d’électricité les plus bas d’Europe, et elle sera bientôt parmi les pays où l’électricité est la plus chère…

Mais il y a encore pire : si le tarif de l’électricité est resté moyennement modéré pendant deux décennies, c’est du fait d’un véritable dumping, un report dans le temps des véritables coûts de l’électricité nucléaire : bientôt, il faudra acquitter des factures incommensurables pour démantèler les installations nucléaires et pour s’occuper (pendant des millénaires !) des déchets radioactifs.

Les Français ont donc mangé leur pain blanc (ou consommé leur « électricité  blanche » !), l’heure des comptes approche. Au final, chacun va s’apercevoir que l’électricité nucléaire est la plus chère qui soit…


Observatoire du nucléaire

EPR : Risque Majeur d’Incident Nucléaire

Réseau « Sortir du nucléaire »
Fédération de 872 associations
agréée pour la protection de l’environnement
http://sortirdunucleaire.org/

Communiqué de presse

Révélations d’une source


interne à EDF : l’EPR


risque l’accident


nucléaire !

Le Réseau « Sortir du nucléaire » révèle des documents confidentiels, divulgués par une source anonyme interne à EDF. Ces documents démontrent que la conception de l’EPR implique un sérieux risque d’accident majeur – risque pris en conscience par EDF pour des raisons de calcul économique. Potentiellement sujet à un emballement dont les conséquences seraient incontrôlables, l’EPR s’avère donc extrêmement dangereux.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » a constitué un groupe d’experts pour analyser de façon approfondie ces documents, qui nous ont été envoyés très récemment. Voici les premiers enseignements que l’on peut en tirer, ils sont de première importance.

Certains modes de pilotage du réacteur EPR peuvent provoquer l’explosion du réacteur à cause d’un accident d’éjection de grappes (qui permettent de modérer, d’étouffer la réaction nucléaire). Ces modes de pilotage sont essentiellement liés à un objectif de rentabilité économique, qui implique que la puissance du réacteur puisse être adaptée à la demande électrique. Ainsi, dans le but de trouver une hypothétique justification économique à l’EPR, ses concepteurs ont fait le choix de prendre le risque très réel d’un accident nucléaire. De plus, l’essentiel des arguments en faveur de l’EPR (puissance, rendement, diminution des déchets, sûreté accrue) s’avèrent faux.

EDF et Areva ont tenté de modifier le pilotage du réacteur : ces efforts n’ont pas abouti à des parades éliminant cette classe d’accidents. L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a semble-t-il été tenue à l’écart de ces questions.

Il semble donc bien que la conception de l’EPR accroisse le risque d’un accident de type Tchernobyl, qui entraînerait la destruction de l’enceinte de confinement et la dispersion massive de radionucléides dans l’atmosphère.

Les 8 et 9 mars, Paris accueille une conférence internationale pour inviter 65 pays à se doter de la technologie nucléaire. Cette conférence sera ouverte par Nicolas Sarkozy et animée par le Directeur Général de l’AIEA. Il est scandaleux que la France continue ainsi à faire la promotion du nucléaire en général, et de l’EPR en particulier, alors même que la dangerosité de ce réacteur est aujourd’hui démontrée.
Il faut donc abandonner immédiatement la construction de l’EPR en Finlande, en France et en Chine, et annuler impérativement le projet prévu à Penly. Le meilleur moyen d’éviter l’accident nucléaire reste la sortie du nucléaire.

Le scénario accidentel en détail :

Selon les calculs d’EDF et d’Areva, le pilotage du réacteur en mode RIP (retour instantané en puissance) et la disposition des grappes de commande du réacteur peuvent provoquer un accident d’éjection des grappes de commande à faible puissance et entraîner la rupture de l’enveloppe du mécanisme de commande de la grappe (I). Cette rupture provoquerait le passage du réfrigérant en-dehors de la cuve du réacteur nucléaire. La perte de réfrigérant (un type d’accident nucléaire très grave) entraînerait la rupture d’un nombre important de crayons par échauffement du combustible et des gaines (II) et donc le relâchement de vapeur extrêmement radioactive dans l’enceinte de confinement. Il y a alors un risque important d’excursion critique qui résulterait en une explosion (III), la puissance du réacteur EPR étant démultipliée de façon extrêmement brutale.

Suite aux éjections des grappes de commande à faible puissance (EDG), le réacteur EPR pourrait ne pas se mettre en arrêt automatique (IV). Quelle que soit la configuration des grappes de commande, l’accident d’éjection de grappe de commande entraîne un taux important de rupture du combustible (NCE) et donc un risque élevé d’excursion critique (V).

Pour plus de détails, consultez les documents confidentiels que nous révélons, divulgués par une source anonyme interne à EDF (notamment le document n°1), téléchargeables sur le site :
http://www.sortirdunucleaire.org

> Contacts presse :
– Marc Saint-Aroman – 05 61 35 11 06
– Charlotte Mijeon – 06 75 36 20 20
– Monique et Raymond Sené (physiciens nucléaires) – 01 60 10 03 49
– Steven Mitchell (médias anglophone) : 09 52 49 50 22
– Jean-Yvon Landrac (médias germanophone) – 06 87 30 41 10

> Liste des documents :

1 – Synthèse – Une technologie explosive : l’EPR (non daté – non signé)

2 – Bilan de la phase préliminaire de l’étude d’EDG FA3 et perspectives (EDF SEPTEN 05.05.2009)

3 – EPR – Gestion combustible – Lot 1 -Revue de conception du schéma de grappes FA3 du 25/10/2007

4 – EPR FA3 Synthèse de l’étude de faisabilité de l’accident d’éjection de grappe (EDF SEPTEN 09.02.07)

5 – EPR FA3 Synthèse des voies de sortie de la problématique éjection de grappe (EDF SEPTEN 07.05.07)

6 – Note d’étude : Présentation synthétique de l’EPR (EDF SEPTEN 04.05.04)

7 – Note de présentation de la deuxième revue de projet radioprotection EPR (EDF, printemps 2004)

8- Marges disponibles pour les activités d’exploitation du REP par rapport aux risques de criticité (Hourtoulle Francis. Le 7 décembre 1999)


Notes :

I cf. paragraphe 6.1.6 du document n°4

II cf. tableau 3, document n°4

III cf. document n°4, document n°5 partie 2, Rapport Préliminaire de Sûreté EPR 15.2.4.e

IV cf. document n°2, note 9

V cf. document n°2, note 8.2.1

Communiqué : Fessenheim, centrale fossile‏

Communiqué de presse

jeudi 1er octobre 2009

Fessenheim, centrale fossile

A l’initiative de « Sortir du Nucléaire », ce samedi 3 octobre à Colmar est organisée une grande manifestation afin d’obtenir la fermeture de la plus vieille centrale nucléaire française. France Nature Environnement soutient fortement cette manifestation où elle sera représentée par Alsace Nature, son association membre et appelle les citoyens à la mobilisation.

Une inspection décisive

Au mois d’octobre 2009, la plus ancienne centrale nucléaire de France en fonctionnement sera mise à l’arrêt pour sa troisième visite décennale. L’enjeu est de taille : cette inspection devra décider de l’arrêt définitif des deux réacteurs… ou de leur prolongation pour dix ans supplémentaires. Bien que dangereuse, non rentable, et malgré tous les risques qu’elle fait peser sur les populations, il n’est pas évident que le bon sens l’emporte.

Un « fossile » en fin de vie…

Le 31 décembre 1977, puis le 18 mars 1978, les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim entraient officiellement en fonction. Pour Michel Breuzard, membre d’Alsace Nature : « 30 années se sont écoulées et le temps a fait son œuvre sur l’état des installations. Les investissements nécessaires à la poursuite de son activité pendant 10 ans encore se chiffrent à…225 millions d’euros ! Autant de ressources qui devraient être injectées vers les technologies d’avenir, réellement propres et sûres. »

…qui accuse le coup !

Selon les chiffres de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), le nombre d’incidents sur le site est en nette augmentation : 200 ont eu lieu au cours des huit dernières années, sur les 300 recensés depuis 1989. Alors que la centrale enregistrait moins de 10 incidents par an jusque dans les années 2000, 20 ont eu lieu en 2004. Et 48 en 2007, soit quatre fois plus que dans les autres centrales françaises !

Pour EDF, ces chiffres s’expliqueraient par des contrôles soient plus pointus, qui preennent en compte des évènements non identifiables auparavant. Sauf que sur les autres sites, qui subissent donc les mêmes contrôles, le bilan ne confirme pas cette tendance : pour l’année 2006 par exemple, la moyenne d’incidents s’élève à 11, quand la seule centrale de Fessenheim en accuse 46.

Le nucléaire n’est pas une énergie propre

La nouvelle donne de l’urgence climatique ne doit pas nous faire fermer les yeux sur certaines réalités. Pour Marc Sénant, chargé de mission du réseau Risques Industriels de FNE : « De plus en plus de personnes, se saisissant du dérèglement climatique, n’hésitent plus à tenir un discours dangereux qui consiste à présenter le nucléaire comme une énergie propre, qui ne génère pas de CO². C’est faire l’impasse sur l’amont de la filière, l’extraction et le transport de l’Uranium en provenance d’Afrique ou d’ailleurs, la construction des centrales, les pics de consommation (qui appellent les centrales au charbon à la rescousse) et les risques présentés par l’aval et les déchets. Evidemment, une telle partialité présente d’un coup de baguette magique le nucléaire comme la solution à nos problèmes climatiques. »

En effet, le scandale des mines d’uranium et des résidus d’extraction démontre irréfutablement les impacts collatéraux d’une technologie très dangereuse et opaque. Par ailleurs, les gisements d’uranium ont des concentrations très faibles. Ainsi au Niger, il faut manipuler une tonne de minerai pour extraire… 4,5 kg d’Uranium, soit un rendement de…0,45%. Or pour extraire une tonne de minerai, les machines déployées rejettent des quantités considérables de CO² ! On ne peut pas faire un bilan du nucléaire en occultant cette partie de la filière sous prétexte qu’elle n’est pas en France.

Non à la démocratie atomisée !

Fessenheim est une verrue atomique sur le sol français mais aussi la preuve que le nucléaire n’est pas compatible avec la démocratie. Avant même la visite décennale, le président de l’Autorité de sûreté nucléaire a déjà déclaré que l’activité de la centrale serait prolongée ! FNE s’oppose à ce que nous léguions cette poubelle nucléaire à nos enfants.

Pour Arnaud Gossement, porte parole de FNE : « Il est temps de fermer cette ruine qui menace notre environnement et notre démocratie. Nous en avons assez des simulacres de débats publics sur des décisions déjà prises et des enquêtes publiques gadgets. Nous en avons assez des visites décennales dont le résultat est connu d’avance. Nous en avons assez d’un système dirigé par l’ASN, sorte de monstre technocratique composé de personnes non élues, irrévocables et juridiquement irresponsables. Nous en avons assez de la propagande du lobby de l’atome sur le thème de l’énergie propre qui tente une nucléarisation des esprits ».


Une mutation s’impose en matière de politique énergétique.

FNE demande pour l’avenir, en dehors du dossier « Fessenheim »:

- De garantir la transparence, la sécurité, et entamer une réduction de la part du nucléaire dans l’approvisionnement français.

- La suspension de tous les projets d’installations nucléaires nouvelles afin de permettre la définition d’une politique globale, cohérente et soutenable de l’énergie appuyée sur un choix rationnel des investissements ;

- L’abrogation des lois sur le nucléaire votées en 2006 et la mise en place d’une loi qui garantisse le droit à l’information du public sur les coûts et risques exacts de l’énergie nucléaire

- D’établir des objectifs négociés de réduction de la consommation d’électricité pour les très grands consommateurs ponctuels d’électricité non substituable à court terme.

- D’accélérer le passage aux bâtiments « basse et très basse » consommation d’énergie.

- D’encourager la substitution par les énergies renouvelables partout où c’est réalisable avec une perspective de réduction de la demande d’électricité, ce qui doit passer par un abandon immédiat du classement des éoliennes dans un régime d’installation classées.

Pour aller plus loin :

- lien vers la page d’accueil du site FNE pour soutenir l’évènement : www.fne.asso.fr
– Lien vers « Stop Fessenheim » : http://www.stop-fessenheim.org/
– Lien vers le documentaire de Laure Noualhat et Eric Guéret « Déchets, le cauchemar du nucléaire » sur le site d’Arte : http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dechets–le-cauchemar-du-nucleaire/2766888.html

Accident nucléaire de Gravelines : le tour de France des accidents industriels continue

et son association membre

Communiqué de presse – Mardi 11 août


Accident nucléaire de Gravelines : le tour de France des accidents industriels continue

Dans la nuit de samedi à dimanche, un incident grave s’est produit à la centrale nucléaire de Gravelines, dans le département du Nord. Réaction de FNE.


Autorité de sûreté nucléaire : communication ou information ?

Un incident nucléaire s’est produit à 3 h 45 dans la nuit de samedi à dimanche à la centrale de Gravelines, dans le département du Nord. Il est survenu lors du déchargement du combustible situé au coeur du réacteur n°1, en arrêt pour une opération de maintenance. Un assemblage constitué de 264 « crayons » qui contiennent le combustible nucléaire est resté accroché aux structures internes supérieures au cours des opérations d’enlèvement.

L’incident n’a été dévoilé que lundi soir par l’Autorité de Sûreté Nucléaire. Sébastien Genest, président de France Nature Environnement, réagit : « L’ASN nous apprend avec plus de 30 heures de retard qu’un accident nucléaire s’est produit sur le site de Gravelines. De plus, l’ASN confond information et communication. Plutôt que des paroles rassurantes et des accidents systématiquement classés de niveau 1, nous préférerions qu’une expertise contradictoire et indépendante des installations nucléaires soit enfin réalisée. »


Un incident grave et minimisé

Cet incident technique a ensuite été qualifié par la direction de la centrale de Gravelines, citée par La Voix du Nord, d’« exceptionnel » et de « délicat ». « Cet incident est grave, » explique Jean Séname, membre de la Commission Locale d’Information de la Centrale Nucléaire de Gravelines et président de l’Adelfa. « Déclarer, comme l’a fait le directeur adjoint du CNPE de Gravelines que la chute éventuelle de cet assemblage serait sans incidence réelle sur la sécurité des personnels et de la population n’est que pure supputation. »

Jean Séname, également membre du directoire du réseau risques industriels de FNE, suit au plus près cet évènement. Il raconte : « Nous avons été prévenu dimanche soir par la centrale. Les représentants de l’Adelfa siégeant du CLI ont demandé en urgence la tenue d’une réunion du bureau de cette instance réglementaire. Ce mardi matin, je me suis rendu sur le site de Gravelines avec une équipe de journalistes. La direction de la centrale a refusé de répondre à leurs questions. Cela en dit long sur l’esprit de transparence qui y règne. »


La démocratie écologique une fois de plus irradiée

« Le fait que cette information soit diffusée par l’ASN, composée de directeurs juridiquement irresponsables et inamovibles, et non par un ministre responsable devant le Parlement, démontre une fois de plus que le nucléaire n’est pas compatible avec la démocratie », souligne Arnaud Gossement, porte parole de la fédération.

FNE s’était battue au Parlement contre le vote de la loi du 13 juin 2006, appelée – non sans ironie – « transparence et sécurité nucléaire ». FNE en demande toujours l’abrogation pure et simple, ainsi que la création d’un mécanisme de contrôle citoyen et démocratique de la filière nucléaire.


Réduire la part du nucléaire, vite !

Pour France Nature Environnement, cet accident rappelle que l’énergie nucléaire fait peser des risques intolérables sur notre sécurité et notre environnement. FNE déplore que le lobby nucléaire se soit battu pour échapper aux engagements du Grenelle de l’environnement et pour ne pas siéger lors de la table ronde sur les risques industriels organisée en début d’année.

Irradiation des Aliments

Une législation trop fragile

Deux directives européennes (1999/2/CE et 1999/3/CE) déterminent la liste de produits dont l’irradiation est autorisée (les herbes aromatiques, les épices, les condiments) et l’obligation d’étiquetage.

La France, comme 7 autres pays de l’Union européenne, a obtenu des dérogations concernant la liste des produits autorisés. Ces directives ont été transposées en droit français par décret (no 2001-1097 du 16 novembre 2001).

En conséquence, il est légal en France d’irradier et de proposer à la vente les produits suivants :

les herbes aromatiques,

les épices,

les condiments,

l’oignon,

l’ail,

l’échalotte,

les légumes et fruits secs,

les flocons et germes de céréales pour produits laitiers,

la farine de riz,

la gomme arabique,

la volaille,

les cuisses de grenouilles congelées,

le sang séché et le plasma,

les crevettes,

l’ovalbumine (additif alimentaire),

la caséine et les caséinates (additifs alimentaires).

Ainsi, par exemple, il est autorisé de commercialiser des légumes et des fruits secs irradiés, mais pas des fruits et légumes frais.

Les produits irradiés doivent être étiquetés  » traité par ionisation » ou  » traité par rayonnement ionisant ».

Des contrôles très largement insuffisants

On ne peut pas détecter les aliments irradiés à l’œil nu. L’étiquetage obligatoire (mention « traité par ionisation »  ou « traité par rayonnements ionisants ») est le seul moyen pour le consommateur de savoir si le produit est irradié ou non. La Commission européenne (CE) publie chaque année un rapport sur le « traitement des denrées alimentaires par ionisation » à partir des données que chaque Etat membre est censé communiquer, d’une part sur les volumes et produits irradiés dans le pays concerné, d’autre part sur les contrôles réalisés au niveau de la commercialisation. Sur dix Etats membres qui disposaient en 2005 d’unités d’irradiation agréées, huit (à l’exception de l’Espagne et l’Italie, pourtant gros producteurs de fruits et légumes) ont communiqué les informations demandées sur les quantités de produits traités et les doses appliquées, pour un total d’environ 15 000 tonnes de produits irradiés. Concernant les contrôles au stade de la commercialisation, seuls seize Etats ont déclaré avoir procédé à des contrôles, 4% des échantillons en moyenne ayant été irradiés illégalement et/ou n’étant pas étiquetés correctement, un chiffre en forte progression depuis 2001. En définitive, il n’est possible de connaître ni la quantité exacte de denrées alimentaires irradiées, ni le volume des aliments irradiés effectivement commercialisés au sein de l’Union. Malgré les rappels à l’ordre de la Commission européenne, les contrôles restent très laxistes dans de nombreux pays. Il est clair que les consommateurs ne peuvent pas vraiment savoir s’ils mangent des aliments irradiés ou non. La situation en France est inquiétante. Avec plus de 3100 tonnes en 2005, la France est le 3ème pays de l’UE à traiter des aliments par irradiation. Au niveau de la commercialisation, seuls 105 échantillons y ont été analysés en 2006, dont 10% étaient frauduleux.

Labels et signes de qualité

Il existe un label pour désigner les produits irradiés, le « radura », mais il est peu utilisé en France.

L’ionisation par rayonnements gamma n’étant pas autorisée en agriculture biologique, le label AB est le seul label garantissant en principe que les produits ainsi labellisés ne sont pas irradiés (ce qui ne signifie pas que seuls les produits labellisés AB ne sont pas irradiés !).

Des mentions comme Nature & Progrès ou Demeter, dont le cahier des charges est plus strict que le label AB sur certains critères, apportent une garantie supplémentaire.

Quelques principes essentiels

Vérifier l’étiquetage : les produits et ingrédients irradiés doivent porter les mentions « traité par ionisation » ou traité par « rayonnement ionisant ». Dans la mesure où il n’existe quasiment aucun contrôle des produits commercialisés en France sur le critère de l’irradiation, il est recommandé de privilégier :

les fruits et légumes de saison,

les produits locaux,

les achats directs au producteur, à la ferme, sur le marché, dans des AMAPÂ…

les produits issus de l’agriculture biologique (pour lesquels l’irradiation n’est pas autorisée) (voir notre guide conso) N’hésitez pas aussi à questionner les commerçants et producteurs auxquels vous achetez vos produits, ou les restaurants que vous fréquentez.

Pour en savoir plus

http://www.irradiation-aliments.org/

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.
Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !
Raoul Jacquin
Ce communiqué est consultable sur le site

http://www.irradiation-aliments.orghttp://www.kokopelli.asso.fr/index.html

pourrait se dédire et amender la loi (Nathalie Kosciusko-Morizet)

http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article-205-45855.html