Le Coin de l'Information

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Archive for février, 2014


Moelleux végétalien

Moelleux végétalien


au chocolat et à la coco

 

Moelleux végétalien au chocolat

Moelleux végétalien au chocolat




Ingrédients : (Pour l’équivalent de deux moules à cake, soit environ 8 personnes.)



Préparation : (Préparation moins de 10 min ; Repos 20 min + 2 h ; cuisson 1 h.)

Mixer les graines de lin, et y ajouter 18 cuillères à soupe d’eau. Bien mélanger et laisser gonfler au moins 20 minutes.

Pendant ce temps, préparer les pesées, et mélanger dans une jatte la farine, la noix de coco, le cacao, le levain, le bicarbonate, une pincée de poivre et une de sel. Bien mélanger.

Passer le lin trempé dans le blender quelques instant avec une pincée de sel, pour le faire émulsionner, puis y ajouter la chair d’avocat et le sucre. Mixer encore jusqu’à obtenir un mélange bien homogène.

L’ajouter à la préparation sèche et mélanger vigoureusement à la fourchette.

Rincer le blender avec le restant d’eau et l’ajouter à l’appareil, en continuant à mélanger jusqu’à complète incorporation.

Laisser reposer la préparation pendant environs deux heures, puis enfourner environs une heure quinze à 180° (pendant 1/2h) puis à 150°, pour une consistance plus ferme, ou 20 minutes à 200° puis 25 à 180, pour une consistance de moelleux. Dans les deux cas, bien attendre que le gateau soit bien froid avant de démouler, sans quoi il se bisera.

Laisser refroidir lentement avant de démouler.



Bon Appétit !

Noix et graines oléagineuses

Les vertus santé des noix et graines oléagineuses

Les vertus santé des noix et graines oléagineuses

Riches en fibres, en bonnes graisses, présentant un index glycémique bas, les noix et graines oléagineuses ont tout pour plaire à votre corps. C’est d’ailleurs pour cela qu’elles sont partie prenante du régime méditerranéen,qui permet de prévenir les infarctus et les accidents vasculaires cérébraux.

Les amandes

L’amande renferme principalement des acides gras monoinsaturés et un peu d’oméga-6. Elle est très riche en fibres, surtout insolubles (80% des fibres totales) qui possèdent un effet rassasiant et facilitent le transit intestinal.

Une teneur en phytostérols remarquable

30 g d’amandes (soit environ 20 amandes) renferment 34 mg de phytostérols. Ces composés possèdent une structure très similaire à celle du cholestérol. Cette ressemblance leur permet d’entrer en compétition avec le cholestérol ingéré et, par conséquence, de diminuer son absorption intestinale. Ainsi, ces composés contenus dans l’amande (mais également dans les pignons) sont intéressants dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Des précurseurs de phytostérols comme les squalènes se retrouvent également dans les amandes. D’après plusieurs études, ces composés auraient des effets antioxydants et anticancer.

Plus riche en calcium que les produits laitiers

Les amandes non blanchies apportent 248 mg de calcium au 100 g, soit plus qu’un yaourt nature ! Qui a dit que les produits laitiers étaient la meilleure source de calcium ?

Les noix de Grenoble

Pratiquement équilibrées en oméga-6 et oméga-3 (ratio de 5 pour 1), riches en fibres et en antioxydants, les noix de Grenoble méritent d’être consommées à raison de 3 à 6 par jour.

Une excellente source d’antioxydants

La noix est en tête du peloton des végétaux les plus riches en antioxydants. Sa fine pellicule brune contient une dizaine de composés phénoliques capables d’inhiber l’oxydation du cholestérol LDL. L’un d’eux, l’acide ellagique, est aussi anticancéreux. Son absorption – et donc son effet antioxydant – varie cependant d’un individu à l’autre.
Les noix sont aussi une très bonne source de vitamine E, un antioxydant qui protège les graisses de l’oxydation et contribue à freiner le vieillissement cellulaire. Attention cependant : les niveaux de vitamine E déclinent de 30% après 3 mois de réfrigération.

Elles préviennent les maladies cardiovasculaires

Manger 4 à 5 portions de noix par semaine (6 à 8 noix par portion) permet de diviser par deux le risque de souffrir de maladie coronarienne. Un effet surtout attribué à la richesse des noix en acides gras oméga-3 connus entre autres pour leurs effets fluidifiants sur le sang. Mais en réalité les noix sont une mine de nutriments aussi actifs les uns que les autres sur la santé cardiovasculaire. Si la fluidité du sang représente une assurance anti-infarctus, des vaisseaux capables de se dilater en représentent une autre.
Les personnes présentant des taux de cholestérol élevés qui mangent 8 à 13 noix par jour voient leur niveau de cholestérol baisser et surtout la capacité vasodilatatrice de leurs vaisseaux augmenter de 64 % par rapport à celles qui suivent un régime méditerranéen sans noix. Les noix sont en effet riches en L-arginine (18 % des protéines), un acide aminé qui donne naissance au monoxyde d’azote, une molécule vasodilatatrice.

N’ayez pas peur pour votre tour de taille

Même si les noix contiennent près de 70 % de graisses, elles ne favorisent pas la prise de poids à en croire plusieurs études menées sur le sujet. L’une d’elle a démontré que la consommation quotidienne de 18 à 56 g de noix (3 à 6 noix environ) par jour en plus d’une alimentation normale fait prendre moins de poids que ce que l’on aurait pu attendre d’une augmentation de la ration calorique. Deux autres études attestent qu’en ajoutant 5 à 8 noix à son alimentation quotidienne (soit 285 à 400 kcal), on ne prend pas de poids.

La noix du Brésil

Les acides gras, les acides phénoliques et le sélénium qu’elle contient en font un aliment de choix dans la prévention du cancer de la prostate.

Les noix de cajou et de pécan

De par leur teneur élevée en bore, les noix de cajou et de pécan, peuvent améliorer le fonctionnement du cerveau. Le bore semble en effet favoriser la réception des signaux véhiculés par les neurotransmetteurs. 100 g de noix de cajou ou de pécan apportent 2 mg de bore.

Les cacahuètes

Un verre de vin ou une poignée de cacahuètes ? La cacahuète contient une substance présente également dans le raisin et donc dans le vin rouge qui serait à la base du French paradox : le resvératrol ! Ce puissant antioxydant pourrait, tout comme la restriction calorique, aider à vivre plus longtemps.

Les graines de lin

Grâce à leur teneur en lignanes, des phytoestrogènes, les graines de lin pourraient jouer un rôle dans la prévention du cancer du sein. Mais c’est surtout pour leur richesse en oméga-3 que les graines de lin sont les plus connues. Ainsi 100 g de ces graines renferment pas moins de 18,4 g d’oméga-3 contre seulement 4,3 g d’oméga-6 (soit un ratio oméga-6/oméga-3 de 0,24) ! Le record des oléagineux…
Cet équilibre exceptionnel en graisses fait conseiller la graine de lin dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Elle contient aussi des fibres qui agissent comme un vrai prébiotique tout en améliorant le transit. Il est d’ailleurs démontré que sa consommation régulière réduit le risque de cancer du côlon.

Les graines de lin en pratique

Il faut savoir comment les utiliser car si vous avalez des graines de lin telles quelles, elles ressortiront intactes, avec vos selles, sans que vous ayez pu bénéficier de toutes leurs propriétés. C’est d’ailleurs ce qui se passe avec les pains contenant des graines de lin, sans compter que les bonnes graisses du lin sont détruites par la cuisson. Deux procédés vont vous permettre de retirer tous les avantages de cette petite graine « miraculeuse » :

1ère solution : faire tremper les graines de lin toute la nuit dans un verre d’eau. Les graines vont ramollir et le lendemain matin, vous pourrez « boire » les graines qui auront alors une texture plutôt gélatineuse. Ce n’est certes pas très bon au goût (tout en restant tout à fait tolérable) mais c’est certainement la meilleure façon d’agir efficacement sur votre transit.

2e solution : mixer les graines avec un moulin à café ou à herbes. Comme ces graines sont assez petites, il est difficile de bien les broyer. C’est pourquoi il est préférable de les mixer en même temps qu’une poignée d’amande ou de noisettes. Ce mélange pourra être ensuite incorporé dans un yaourt ou une compote.

Légumes secs

Légumes secs :

Lentilles, haricots, pois chiches, pois secs, etc., presque entièrement disparus de nos tables et assiettes, sont extrêmement riches. Ils contiennent davantage de protéines que la viande, et sont parmi les produits les plus riches en magnésium, fer, et oligo-éléments. Ils comptent, également à leurs actifs, quantité de vitamines A, B, & C.
L’automne est donc la période idéale pour songer à les remettre à vos menus…

Un médecin au service des labos vide son sac

Un médecin au service des labos vide son sac

Soumis par Renaud Schira le jeu, 2014-02-06 09:38
Date:
03/02/2014

Après vingt ans de collaboration, le Dr Dalbergue publie un livre accusateur contre l’industrie pharmaceutique.

 

C’est un témoignage coup de poing qui va faire mal à l’industrie pharmaceutique, à peine remise des scandales du Mediator ou des pilules contraceptives. Dans un livre qui paraît mercredi, le Dr Bernard Dalbergue, 55 ans, dénonce les «pratiques douteuses» d’une industrie où il a passé deux décennies, dans plusieurs firmes différentes. C’est la première fois en France qu’un ancien cadre dissèque de l’intérieur, documents et histoires vécues à l’appui, la manière dont les labos manipulent les médecins, voire les autorités.

Bernard Dalbergue a longtemps été un bon soldat. Jusqu’à ce qu’il soit«révolté» par ce qu’il a vu chez son dernier employeur, l’américain Merck, qu’il accuse d’avoir «foulé aux pieds l’éthique».«Si je parle aujourd’hui, c’est pour contribuer à réduire les accidents médicamenteux, qui tuent au moins 18 000 personnes par an en France, et pour proposer des pistes de réflexion pour réformer le système», explique Dalbergue. Il se définit comme un «lanceur d’alerte», mais refuse l’étiquette de«repenti».«La majorité des labos sont honnêtes. Et j’ai aimé mon métier.»

 

«Dorloter».

 

Son job ? Manipuler les médecins. Il décrit une industrie obsédée par«l’argent», servie par une «armée» de salariés «conditionnés» pour faire grimper les ventes, en passant sous silence les effets secondaires. «Nos médicaments n’ont que des qualités, inutile de parler des aspects moins glorieux : il n’y en a pas. […] Voici comment faire pour inciter les médecins à prescrire», écrit-il. En tant que cadre au marketing puis aux affaires médicales, Dalbergue était chargé de «dorloter» les «leaders d’opinions», ces prestigieux médecins hospitaliers capables de faire ou défaire la carrière d’une molécule. C’est-à-dire d’«inventer les moyens les plus tordus pour les acheter en toute discrétion», à coup de déjeuners, d’invitations grand luxe à des congrès, de contrats de consultants ou de participation à des travaux scientifiques. Bref, entretenir les fameux «conflits d’intérêts», que l’on retrouve régulièrement pointés du doigt dans tous les scandales médicamenteux (Vioxx, Mediator, etc.).

A chaque fois, les médecins mis en cause assurent que l’argent n’altère pas leur indépendance. Le témoignage de Bernard Dalbergue met à mal cette ligne de défense. «Très peu de médecins m’ont résisté. A force de travailler main dans la main avec nous, ils perdent leur objectivité, même si la grande majorité ne s’en rend pas compte.»

Il raconte dans son livre comment il a convaincu un grand professeur de censurer son discours à un congrès, en y retirant un passage sur les effets secondaires d’une molécule. Il y a aussi l’histoire de cette délégation de mandarins venue bouder ostensiblement face au patron de son labo, pour protester contre la baisse de leurs financements – la firme les a immédiatement rétablis. Ou encore la manière dont Dalbergue a, avec l’aval de l’Etat, activé ses réseaux de médecins pour minimiser les dérives liées au Subutex (trafic, prise par injection…), un produit de substitution à l’héroïne.

Bref, le Dr Dalbergue est devenu, au fil des ans, «un sacré roi de l’embrouille».«Ces pratiques d’influence sont moralement discutables et coûtent cher à la Sécu, mais elles sont autorisées par la loi, précise-t-il. Et elles n’ont pas de conséquences sanitaires tant que les molécules dangereuses ne sont pas commercialisées ou maintenues sur le marché.»

Il écrit que tout a basculé lorsqu’il a eu la conviction que son dernier employeur avait franchi la ligne rouge. D’abord en «mettant en danger les patients» avec le Viraferonpeg, traitement de l’hépatite C. En avril 2011, Merck découvre que le stylo injecteur pouvait ne pas délivrer la dose, et donc priver les patients de chances de guérir de cette maladie, potentiellement mortelle. Pourtant, Merck n’a pas prévenu les autorités. Après son départ du labo, Bernard Dalbergue a alerté Libération, qui a révélé l’affaire le 8 février 2012. Résultat : Merck a été convoqué à l’Agence du médicament et a remplacé le stylo fin 2013.

 

Couvrir.

 

Il y a ensuite l’affaire du Victrelis. Comme nous le révélons, Merck a payé des experts de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM, ex-Afssaps) impliqués dans l’évaluation de cet autre traitement de l’hépatite C du labo. Selon Bernard Dalbergue, c’est parce qu’il a refusé de couvrir ces faits qu’il a été viré en 2011. Merck n’a pas souhaité nous donner sa version. Dans la lettre de licenciement du Dr Dalbergue, le labo lui reproche d’avoir ignoré des instructions, refusé de participer à des réunions, et de ne pas avoir recadré une collaboratrice. S’il est en conflit avec Merck à ce sujet, Dalbergue assure n’avoir «aucune volonté de revanche» «Mon procès aux prud’hommes est prévu le 27 février. La justice tranchera.»

 

Yann PHILIPPIN – Photo Frédéric Stucin

Source:
Liberation.fr